21/07/2007

Le dojo

Dojo

 

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Histoire et symbolique du dojo:

Le dojo (de Do, la voie et Jo l’étude, la recherche) est un lieu dédié à la méditation zen bouddhiste mais aussi l’endroit où l’on pratique les arts martiaux. 

dojo

 

Histoire:

C’est dès la création du bouddhisme que le dojo (appelé alors Zendo) est créé. Temple religieux aux grandes salles calmes et à la rigueur ordonnée par un maître, c’est tout naturellement que les arts martiaux, ayant les mêmes besoins d’espace et la même philosophie d’enseignement, se sont tournés vers les dojos.
 

Tradition:
Comme tous les temples, le dojo est orienté selon des règles très strictes. Ainsi, le dojo idéal a son Kamiza (côté honorifique orné du Shomen : calligraphie ou portrait. Le professeur se met dos au Kamiza alors les élèves lui font face) est orienté face au sud. Symboliquement, comme le professeur reçoit la connaissance par la lumière du soleil, il la retransmet ainsi à ses élèves.

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Du temple Zen à la salle de sport :
de la religion au cérémonial profane
Du temple Zen à la salle de sport : de la religion au cérémonial profane
De nos jours, où le dojo est souvent une salle polyvalente, le respect des traditions permet de maintenir un lien vivant avec la tradition. La diminution de la part sacré dans la société a ainsi permis au dojo de passer du sacré au profane : les arts martiaux relèvent bel et bien d’une recherche spirituelle mais différente de la recherche religieuse initiale aux dojo.

Une des traditions de salut au Kamiza (souvent représenté par une photo ou un idéogramme) est souvent interprétée à tort comme religieuse. Il n’en est rien puisqu’il s’agit en fait du respect montré aux anciens ou Kamis (les Kamis au Japon sont ceux qui nous ont précédés et sont devenus pures et exemplaires en raison de leurs rôles). Ce respect n’a rien à voir avec la vénération mais relève au contraire du remerciement.

 

Le dojo est ainsi devenu un lieu de pratique sportive et de tradition qui est avant tout le site d’une transmission demandant un engagement moral, facilité par un cadre hors de la vie sociale, pour parfaire sa technique et sa discipline.
 

18:42 Écrit par Pierre Florent dans Le dojo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/07/2007

Le Symbole Shito Ryu

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Les armoiries de la famille Mabuni.

 

Le symbole du Shito-Ryu est, à l'origine, le blason des armoiries de la famille Mabuni, vieux de plusieurs siècles.

 

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Le cercle représente l'idéogramme " WA ", qui signifie paix, harmonie, les lignes verticales et horizontales à gauche et à droite à l'intérieur du cercle, représentent l'idéogramme " homme ou personne ", en combinant ces significations, les armoiries symbolisent : "Les hommes œuvrant pour maintenir la paix et l'harmonie ".

 

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Elles ont aussi une autre signification, les lignes intérieures, se réfèrent aux deux écoles qui ont donné naissance au Shito-Ryu, les écoles Shuri Te et Naha Te.

 

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Le Shito-Ryu seul, a hérité de la totalité des Kata des deux écoles, de ce fait les armoiries symbolisent l'harmonieuse fusion de deux écoles, autant que le caractère exceptionnel et la qualité du style Shito-Ryu.source

23:15 Écrit par Pierre Florent dans Le symbole Shito Ryu | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

11/07/2007

 Le Style Shito-Ryu & les Mabuni

KARATE SHITO RYU

 

Au début du XIXème siècle, Anko Itosu, né à Okinawa en 1832, étudie le Shuri-te avec maître Matsumura. Il devient à son tour expert de cette pratique aux techniques longues, vives et dures (style Shorin).

 

OkinawaIslandblog

 

 

Plus tard, Kanryo Higaonna, né à Naha, capitale d’Okinawa étudie le Naha-te et devient aussi expert de cette méthode qui se distingue de la précédente par des techniques plus courtes, plus souples et plus rapides (style Shorei ).

 

Le jeune Kenwa Mabuni, né en 1893 à Okinawa.

 

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Il étudie les deux styles, avec donc ses deux Maîtres. A la mort de ceux-ci, souhaitant continuer leur œuvre. Sa méthode théorique fut basée sur les deux enseignements qu’il a eu. Celui de maître Itosu situé dans le courant Shuri et celui de maître Higaonna situé dans le courant Naha. A partir du nom de ces deux maîtres, il nomma, son école Shito-ryu.
En japonais, le nom d’Itosu s’écrit avec les deux idéogrammes Ito et su, et celui de Higaonna avec les trois idéogrammes Higa, on et na. En japonais, un même idéogramme peut se prononcer de plusieurs manières : Ito peut se prononcer aussi shi ; et higa se prononce aussi tô. Ainsi, la combinaison des premiers idéogrammes des noms des deux maîtres forme le mot "shitô". Shitô-ryû signifie donc "l’école issue des deux maîtres, Itosu et Higaonna".
Kenwa Mabuni, ne se contenta pas de juxtaposer deux courants, mais il systématisa les méthodes d’entraînements avec un fondement rationnel et scientifique. Afin d’exprimer sa vision de la vie et du karaté-do, Kenwa Mabuni écrivit ce « Tanka » qui est un poème japonnais :


"Animé par une fois sans faille,
Ne me consacrant à rien d’autre,
Plonger mes rames dans l’eau,
Qui me mène à l’île du karaté-Do
Me procure la fidélité".

 

Donc, Kenwa Mabuni s’installe à Osaka et fonde sa propre école « Shito ryu » qui est une synthèse logique des styles Shorin et Shorei. Etymologiquement, « shi » est le nom de l’idéogramme japonais qui signifie « ito » de Itosu et « to » signifie « higa » de Higaonna, par respect des principes établis par les deux Maîtres, mais aussi pour leur rendre hommage, comme expliqué plus haut. 

 

La création officielle du Shito ryu date de 1938.

 

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Son fondateur mourra en 1952.

 

Son enseignement est alors relayé par ses fils :

 

Kenzo Mabuni et Kenei Mabuni.

 

Kenzo 
 
 
kenei

 

Le Maître Kenei Mabuni donnant cours 

 

Kenzo à Okinawa et surtout Kenei, actuel chef de file du Shito ryu. Il réside encore à Osaka mais n’hésite pas à parcourir le monde à plus de 80 ans.

 

C’est le 13 février 1918 à Shuri sur l'île d'Okinawa que naquit Kenei Mabuni, fils aîné de Kenwa Mabuni. Baigné dans l’univers du karaté, c’est tout naturellement qu’il apprit le karaté et le jujitsu. Maître Konischi lui enseigna le kendo et maître Seïko Fujita le ninjutsu.
Il partit aux Philippines lors de son service militaire, lors de son retour au pays, il étudia l’art de réduire les fractures. Son diplôme acquis, il ouvrit un cabinet et concurremment il enseigna le karaté. C’est à l’âge de 34 ans qu’il perdit son père. Depuis cette époque c’est
Kenei Mabuni qui poursuit l’œuvre de son père.

Il est actuellement 10ème DAN et conseiller technique de la Fédération de la ville d'Osaka. De plus, il enseigne dans différents dojôs de karaté-do universitaires et entre autres au "Yôshû-kan dojo".

  

Si l’aspect esthétique semble être une composante fondamentale du style, ce n’est pas au détriment de l’efficacité :

 

- Les techniques sont en effet courtes, enroulées.

 

- Les déplacements en esquives sont systématiques pour sortir de la ligne d’attaque.

 

- Les positions sont variées afin de respecter une distance optimale par rapport à l’adversaire, et ce en fonction de l’action envisagée.

 

- Le principe « sen no sen », qui consiste en une « attaque dans l’attaque » par anticipation de l’action adverse, est inclus dans l’enseignement de manière très précoce.

 

Le Shito ryu est donc caractéristique d’un travail qui allie la vitesse et l’esthétique technique. Celles-ci se réalisent dans une très grande mobilité des hanches, dans les déplacements courts et les blocages circulaires, avec les coudes près du corps.

 

 

Intro

 

"Pour paraphraser Bruce Lee, le karaté traditionnel Shoto-kan correspond à une barre de fer ; Il s’exprime à travers de frappes. C’est une technique carrée faite de coups puissants. Dans l’école Shito-ryu, on apprend la souplesse. C’est plus arrondi, ça vient plus du ventre. C’est comme une chaîne, qui à l’impact, devient une grosse boule de fer. L’effet de surprise en est plus grand et l’impact non moins conséquent." Minh Dack, 3ème Dan, Ecole Shito Ryu

14:13 Écrit par Pierre Florent dans Le Style Shito Ryu | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

06/07/2007

 Les Liens

- Celui qui veut réussir doit apprendre à combattre, persévérer et souffrir.

- La connaissance donne le pouvoir, mais la force de caratère entraîne le respect.

Bruce Lee source

 

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Site à visiter:

http://karate.shitoryu.free.fr/

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